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Fondeur

Ateliers de Machines d’Hellemmes

Informations :

  • Nationalité: française
  • Activité: Fondeur

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Ateliers de Machines d’Hellemmes
Fiche créée ou mise à jour par : le 19 mars 2025

Description:

1. Au temps de la Compagnie des chemins de fer du Nord

Les Ateliers furent implantés dans le Nord, il y a 145 ans, pour fabriquer et réparer du matériel ferroviaire. Ils accompagnaient l’effort de la Compagnie, développant au nord de Paris un réseau ferroviaire moderne et performant, qui servit de modèle aux autres compagnies françaises.

La  Compagnie des chemins de fer du Nord  a été créée en 1845 par trois investisseurs dont on retient surtout le nom du banquier, James de Rothschild. Dans cette deuxième moitié du XIXe siècle, la Région du Nord devient un bassin d’emploi de premier plan pour le textile, la sidérurgie et l’industrie minière. Cette révolution industrielle appelle la naissance d’un vaste réseau ferroviaire. La première réalisation de la Compagnie est la ligne Paris-Lille inaugurée en 1846. Bientôt à partir de de Lille, on peut aussi rejoindre, Dunkerque, Londres, Bruxelles ainsi que la Normandie.

Au début des années 1870, la construction d’un atelier de grande ampleur pour fabriquer et réparer le matériel ferroviaire devient une nécessité.  » En 1873, Le Comité de Direction décida la construction d’un grand atelier pour les deux services – de la Traction et du Matériel roulant – sur un terrain de 18 hectares, distant d’un kilomètre et demi de la gare et des ateliers existants à Fives », note l’ingénieur de la compagnie, Ferdinand Mathias, qui fut à l’origine de ce projet d’atelier. Le nouvel équipement se compose d’un complexe dédié aux  » voitures et wagons  » et d’un autre à la  » traction « . Toute l’infrastructure nécessaire : bureaux, logements, magasins… et même une usine à gaz, va être intégrée dans ce parc ferroviaire. Les Ateliers sont une véritable petite ville dans la ville. Ils emploieront jusqu’à 4000 ouvriers. Dès 1878, 120 locomotives y faisaient déjà escale pour être entretenues ou réparées. Cet outil de travail sera modernisé au fil de l’avancée des techniques. En 1914, on dénombre à Hellemmes, vingt-trois feux de forge, trois marteaux pilons de 700 kg à 2,5 t, et de nombreux postes de soudure pour la réparation rapide des fissures et cassures des pièces métalliques. Existaient également une fonderie du cuivre et une autre pour la fonte permettant de produire en série des éléments en bronze et du matériel pour la confection des moules.

Si cet équipement était idéal pour la maintenance du matériel ferroviaire, il pouvait aussi convenir pour celle d’un parc d’artillerie. C’est ainsi que pendant la guerre de 1914 – 1918, les Ateliers vont être investis par l’armée allemande qui les réoriente vers la maintenance de son artillerie. Les soldats du 121e bataillon d’armement, attachés à la VIe armée bavaroise, qui tient le front de l’Ouest, vont y passer quatre ans à réparer canon, mortiers, et matériel militaire de campagne tels que les cantines roulantes. C’est dans cet atelier que vont être fondues les cloches en bronze des églises de Lille et de sa banlieue, confisquées en 1917 et en particulier celles de l’église de Saint-Denis d’Hellemmes, toute proche. En 1916 et en 1917, les installations industrielles qui ne sont pas directement utiles aux Bavarois sont démontées pour être revendues en Belgique et en Allemagne. En octobre 1918, avant son départ, l’occupant parachève le travail en dynamitant ce qui reste. Après-guerre, il faudra plusieurs années pour reconstituer l’équipement et les Ateliers ne refonctionneront qu’en 1923. Ils seront ensuite modernisés de telle sorte qu’ils resteront un outil performant lorsque, en 1938, la Compagnie des chemins de fer du Nord passe la main et ses Ateliers à la SNCF.

2. Reconstruction

Les bombardements de la Seconde guerre mondiale détruisent la totalité des ateliers assurant la réparation du matériel remorqué et 30 % de ceux affectés aux matériels de traction. La plus grande partie des ateliers est reconstruite à partir de 1945.

3. Changement de nom

Les ateliers sont renommés Établissement industriel de maintenance du matériel, puis Technicentre d’Hellemmes.

4. Modernisation

Dans le cadre du programme stratégique  » Usine du Futur  » porté par la SNCF, s’est engagée une démarche de modernisation du site. Le projet de construction d’un nouvel atelier a débuté dès 2018 avec la déconstruction de plusieurs bâtiments vétustes et inadaptés d’une surface de 55 000 m2. Le nouvel atelier de 28 000 m2 a été inauguré en 2020. Le nouvel « atelier 57 » conçu par AREP l’agence d’architecture filiale de la SNCF Gares & Connexions, se veut plus optimisé et plus performant grâce à un espace modulable au maximum (avec de grandes portées : 62 m dans sa partie centrale et une grande hauteur libre de 12,5 m).

Dans le cadre de la diversification de ses activités, afin de pouvoir assurer la maintenance non seulement de matériels ferroviaires, mais aussi routiers (des bus par exemple), cet atelier ne comporte pas de rail ; les caisses sont déplacées de poste en poste grâce à des movers, robots industriels travaillant en paires supportant jusqu’à 60 tonnes, améliorant ainsi les conditions de travail des agents (temps de formation et temps de manœuvre réduits, non-exposition aux intempéries).

 

Complément

Traces dans l’espace public belge:

Plaque commémorative des cheminots de la Cie des chemins de fer du Nord décédés en 14-18, Gare de Liège

Plaque commémorative des cheminots de la Cie des chemins de fer du Nord décédés en 14-18, Gare de Dinant

Numéro d'identification de la fiche : 89867d3f185a0674

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