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Sculpteur

DEL COUR Jean

Informations :

  • Prénom: Jean
  • Nationalité: belge
  • Activité: Sculpteur
  • Date et lieu de naissance et de décès: Né en 1627 à Hamoir, Principauté de Stavelot-Malmedy et décédé le 4 avril 1707 à Liège, Principauté de Liège.

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DEL COUR Jean
Fiche créée ou mise à jour par : le 20 novembre 2022

Description:

Il est né à Hamoir comme son frère Jean-Gilles Delcour, célèbre peintre, tous les deux fils de Gilson Delcour et de Gertrude de Verdon à l’époque dans la principauté de Stavelot-Malmédy. Aîné de cinq enfants, Jean Del Cour a appris le travail du bois auprès de son père menuisier et abandonné ses études au profit du dessin et de la sculpture ; il a fréquenté l’atelier de Robert Henrard, lui-même disciple de François du Quesnoy. Très tôt remarqué, il fait le voyage à Rome (1648-1657. Il séjourne près de 10 ans en Italie où il est devient élève du Bernin. À son retour, vers 1660, il s’installe définitivement à Liège, rue Sœurs-de-Hasque, à l’enseigne du Saint-Esprit, lieu où il meurt en 1707. Resté célibataire, il est enterré, comme sa mère et son frère, à la collégiale Saint-Martin de Liège.

Par son testament du 25 octobre 1702, il laisse tous ses biens pour la fondation d’une chapelle, qui a été érigée à Hamoir, sur le premier modèle de celle de Notre Dame de Lorette dans la Marche d’Ancône. Cette chapelle est consacrée le 23 septembre 1739, par Jacquet, évêque de Hippone, et suffragant de l’évêque de Liège. Elle est démolie en 1868, mais on récupère les matériaux pour la nouvelle église de Hamoir.

Sa maison natale existe encore aujourd’hui au no 4 de la rue Gilles Del Cour à Hamoir .

Ses sujets sont principalement destinés aux édifices religieux, mais pas seulement ; les œuvres de Jean Del Cour s’imposent à celles de ses prédécesseurs et le maître devient le fondateur de l’école liégeoise de sculpture des XVIIe et XVIIIe siècles.

Jean Del Cour travaille le bois et le marbre, mais il réalise également des moules dans lesquels on coule du bronze. Les œuvres que nous possédons de ce sculpteur montrent qu’il possède la même maîtrise de ces techniques si différentes. Or, sous l’ancien régime, l’apprentissage d’un métier dépend des corporations. On ne sait toujours pas quand il a pu acquérir ces différentes techniques.

On estime que, comme Le Bernin, il a réussi à dégager la sculpture de l’architecture qui témoignait autrefois d’une certaine soumission vis-à-vis de celle-ci. Les œuvres ne parvenaient pas à faire oublier le bloc dont elles étaient extraites. Le Bernin les libère de la pesanteur et crée des formes qui sortent de la matière originelle, s’animent, se soulèvent et planent entre ciel et terre. Del Cour ne copie pas Le Bernin, il ne l’imite pas de manière servile mais il l’assimile, il adapte à son tempérament et à son goût ce qu’il comprend de mieux en mieux.

L’art de Jean Del Cour illustre pleinement le modernisme de son époque. Élan mystique, passion, amour, sensualité, tous les thèmes chers à l’époque baroque, il les a traduits avec force, dynamisme et noblesse, mais aussi une certaine retenue. Jean Del Cour n’a jamais cédé aux emphases du baroquisme : pas de contorsions débridées, d’outrances anatomiques ni d’expressions ostentatoires. Il a su, en quelque sorte, garder une juste mesure dans l’expression passionnée des sentiments.

Complément

Œuvres dans l’espace public liégeois:

- 1667 : Fontaine Saint-Jean-Baptiste (statue et bas-reliefs), rue Hors-Château

- 1680 : Le Christ remettant les clés à Saint Pierre, cathédrale Saint-Paul (bas-relief provenant de l'ancien jubé de la collégiale Saint-Pierre)

-   Adieux de saint Pierre et de saint Paul, cathédrale Saint-Paul (bas-relief provenant de l'ancien jubé de la collégiale Saint-Pierre)

- 1682 : Statue de Jean-Baptiste, cathédrale Saint-Paul

- 1682-1696 : Sculptures en bois de tilleul à l'église Saint-Jacques-le-Mineur de Liège

-  Saint Jacques-le-Majeur (1682)

-  Saint Benoît (1684)

-  Saint Hubert (1689)

-  Saint Henri (1689)

-  Saint Nicolas (1685). Disparue

Sainte Scholastique (1691)

-   Saint Jacques-le-Mineur (1691)

Immaculée Conception (1696). Déplacée à Floreffe.

- 1696 La Vierge à l'Enfant, Vinâve d'Île

- 1696 Christ gisant, marbre blanc, cathédrale Saint-Paul

- 1697 Les Trois Grâces, Perron, place du Marché

- Christ en bronze qui se voyait autrefois sur le pont des Arches, posé sur la Dardanelle, et qui se trouve aujourd'hui au-dessus de la porte intérieure de la cathédrale Saint-Paul

- Douze bas-reliefs de la collégiale Saint-Martin

- Débris de la grande fontaine du Marché dite fontaine du Perron

Numéro d'identification de la fiche : 118637740437546c

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