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Sculpteur

GHYSELS Jean-Pierre

Informations :

  • Prénom: Jean-Pierre
  • Nationalité: belge
  • Activité: Sculpteur
  • Date et lieu de naissance et de décès: Né à Uccle le 20 septembre 1932

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GHYSELS Jean-Pierre
Fiche créée ou mise à jour par : le 21 février 2023

Description:

Diplômé en 1953 de l’école d’art de Maredsous, le gouvernement français lui offre une bourse d’études qui lui permet de suivre à Paris les cours d’Ossip Zadkine à l’Académie de la Grande Chaumière et ceux de taille directe aux Beaux-Arts.

Aussitôt après, il obtient la commande de sa première sculpture monumentale, le Calvaire, proche de l’hôtel communal de Rixensart.

En 1955, son service militaire terminé, il installe son atelier au 100, rue Marconi, à Bruxelles, où il poursuivra son activité.

En 1957, Jean-Pierre Ghysels remporte le prix Godecharle de sculpture (une bourse de voyage) grâce à auquel il achète une 2 CV et part pour l’Inde et le Népal – un périple qui dure deux ans. Au cours de ce voyage, il travaille au Liban où il peint des fresques pour la chapelle des Pères blancs de Rayak et illustre, à Beyrouth, le Liturgicon, premier missel de rite byzantin. Plus tard, à Delhi, il retrouve celle qui allait devenir sa femme et ils se marient à Katmandou en décembre 1959. À cette occasion naît et grandit son intérêt pour l’art tribal, les bijoux ethniques en particulier, passion initiée par son épouse Colette et qu’il partage toujours avec elle. Leurs trois fils Marc, Éric et David ont également, par des voies diverses, donné une dimension esthétique à leur profession.

Dès son retour en Belgique en 1960, il réalise des œuvres monumentales comme Espace et Bas-relief pour l’Institut Royal du Patrimoine Artistique (I.R.P.A.). Il obtient de nouveaux prix, dont le Grand Prix de la sculpture de plein air de Belgique, le premier prix Louis Schmidt (1961) et le premier prix Égide Rombaux, le prix Olivetti-Belgique et les prix Renault et Lucas Bols (La Haye, Pays-Bas). En 2006, il est élu membre de l’Académie royale de Belgique, classe des Beaux-Arts, en remplacement de Jacques Moeschal.

Sa première exposition personnelle a lieu en octobre 1966 à l’Office provincial du Brabant à Bruxelles, duquel il obtient un prix. Il y présente, entre autres, sa dernière sculpture figurative, Vague ainsi que la première abstraite, datant de 1965. En effet, la figuration – jamais réaliste – était pour Ghysels un prétexte à des jeux de volumes qui ont trouvé tout leur sens dans l’abstraction.

Cette exposition est suivie d’autres :
– en Belgique : à l’APIAW à Liège et dans les galeries de Jeanne Buytaert à Anvers, Imago à Tielt, Ado à Bonheiden, Sabine Wachters à Knokke-le-Zoute ainsi qu’au Palais des Beaux-Arts, chez Tecno et à la galerie Charles Kriwin à Bruxelles ;
– en France : à la galerie des Ursulines à Mâcon et à plusieurs reprises chez Marcelle Berr de Turique à Paris ;
– en Angleterre : la Alwin Gallery de Londres l’accueille par deux fois ;
– aux États-Unis : ce sont le Hyatt Regency O’Hare et la Goldman & Kraft Gallery qui le présentent à Chicago.

Il prend part à de très nombreuses expositions collectives, notamment en 1958 à la Jeune Sculpture Belge et à l’Exposition universelle de Bruxelles, pour laquelle il réalise également une sculpture monumentale.

En 1961, 1963, 1965 et 1969, il participe à la Biennale de sculpture de plein air du Middelheim, et en 1964-1965 à l’exposition itinérante « Art d’Aujourd’hui en Belgique » organisée par le Crédit Communal de Belgique.

À l’étranger, il est sélectionné en 1961 pour la 2e Exposition internationale de sculpture contemporaine organisée au musée Rodin à Paris. En 1967, il représente, avec d’autres, la sculpture belge au pavillon des Communautés européennes ainsi qu’au pavillon de Belgique à l’Exposition universelle de Montréal (Canada).
Des œuvres sont exposées, entre autres, à Copenhague, Lausanne, Lisbonne tout comme à Moscou, New York et Johannesburg.

On retrouve les sculptures de Jean-Pierre Ghysels dans de très nombreuses collections publiques et particulières belges, et notamment au musée d’Art moderne de Bruxelles, au musée de sculpture en plein air du Middelheim à Anvers, au musée de l’Université de Louvain-la-Neuve ainsi qu’à la Cité administrative, la Tour du Midi, l’Institut Royal du Patrimoine Artistique (I.R.P.A.), l’Office national du Ducroire de même qu’à la station de métro « Botanique » à Bruxelles.

De même, les collections de l’État et de la Communauté française possèdent plusieurs de ses œuvres à l’instar de sociétés ou banques telles que : la Banque nationale de Belgique, la B.N.P., la banque Degroof, I.N.G. (ex-banque Bruxelles-Lambert), la Continental Bank, la Deutsche Bank, la Morgan Guaranty Trust, la banque Dexia, de même que ExxonMobil, le Brussels International Trade Mart, le Groupe Josi ou le Service culturel de l’ambassade de Chine à Bruxelles.

Aux États-Unis, Jean-Pierre Ghysels réalise en 1971 pour la Hyatt Corporation de Chicago Upward Ritual, totem en cuivre battu d’une hauteur de 15 mètres. Nombre de ses sculptures se retrouvent encore dans des collections particulières américaines, comme le jardin de sculptures Robert Orton à La Jolla en Californie.

Complément

Œuvres dans l’espace public:

- Calvaire avec saint Jean et Marie, Rixensart

- The last Migration, une sculpture ornant la station de métro Botanique, Bruxelles

- Ovoïde,fontaine Saint-Josse-ten-Noode, rue de Ligne

- Sculpture murale orant le plan d'eau, au pied de la Tour du Midi, Bruxelles

Sources et liens externes

https://www.jp-ghysels.com/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Ghysels

https://highlights.eeckman.eu/2022/09/04/amour-colette-et-jean-pierre-ghysels-on-the-road-again/

BENEZIT E. Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs. Nouvelle édition. Librairie Gründ, 1976. 10 volumes, Tome4, p706.

PIRON Paul. Dictionnaire des artistes plasticiens de Belgique des XIXe et XXe siècles. Editions Art in Belgium, Ohain-Lasne, 2003, 2 volumes, Tome1, p623.

ENGELEN Cor et MARX Mieke.  Beeldhouwkunst in België vanaf 1830, Algemeen Rijksarchief, Studia 90, Bruxelles, 2002, 3 volumes, Tome2, pp784-785

Numéro d'identification de la fiche : 4263ef3543e67ed

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