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Fondeur

Fonderie royale de canons – Liège

Informations :

  • Activité: Fondeur
  • Date et lieu de naissance et de décès: 1803 - 1949

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Fonderie royale de canons – Liège
Fiche créée ou mise à jour par : le 10 décembre 2018

Description:

Fonderie d’art Malgré et en marge de sa fonction guerrière, l’histoire de la fonderie au XIXe siècle compte également la réalisation de plusieurs monuments de bronze importants. Parmi ceux-ci : La fonderie de Liège participe à la réalisation de la Colonne du Congrès à Bruxelles, pour laquelle elle fait appel à la supervision du fondeur français Victor Thiébaut. Elle réalise la fonte de la statue du roi Léopold Ier de 4m70 installée au sommet, œuvre de Guillaume Geefs et trois des quatre Libertés : – La Liberté de la Presse, par Joseph Geefs – La Liberté d’Association par Charles Auguste Fraikin – La Liberté du Culte par Eugène Simonis (La Liberté d’Enseignement par Joseph Geefs a été confiée à la fonderie Lecherf à Bruxelles) Pour l’achèvement du Palais de Justice de Bruxelles : – deux des quatre colossales figures allégoriques de 5m50 de hauteur assises au pied du dôme, la “Clémence et la Force” (“la Loi et la Justice” ont été réalisées par la Compagnie des Bronzes). – à Anvers : la statue de Rubens – à Liège : la statue de Grétry, le Dompteur de taureau et le Cheval de halage aux Terrasses d’Avroy.

Biographie

Les origines de la fonderie datent de la période d’annexion par la France des territoires de la future Belgique. En 1803, le consul Bonaparte charge l’ingénieur français Jacques Constantin Périer de construire une fonderie de canons en bord de Meuse sur le site de l'ancien prieuré de Saint-Léonard de Liège. L’objectif est la fabrication de 3000 canons de gros calibre en fonte destinés à équiper la flotte de navires qu’il fait construire à Boulogne, dans le but d’envahir l’Angleterre.

Les débuts de la fonderie sont difficiles, l’industriel ne parvient pas à remplir ses engagements en raison du temps nécessaire à la formation des ouvriers et aux recherches concernant les matériaux adéquats et la mise au point de canons suffisamment résistants. Ne pouvant rembourser les importantes avances qui lui ont été payées, il est acculé à la faillite.

L’État français se rembourse en reprenant la gestion de la fonderie qui prend le nom de Fonderie impériale des canons, et connaîtra grâce aux innovations techniques une extension importante de sa production, entre autres l’emploi de machines à vapeur, dont elle est la première entreprise métalurgique belge à s'équiper, ou de wagonnets sur rail pour le déplacement des charges entre les différents ateliers. L’usine recevra la visite de l’empereur en 1811.

Durant la période du Royaume uni des Pays-Bas de Guillaume 1er, la fonderie prendra le nom de Koninklijke kanongieterij van Luik, puis après l’indépendance, de Fonderie royale des canons

Au cours du siècle, la fonderie diversifie sa production et après la fonte utilise également pour la réalisation de ses canons, le bronze puis l’acier. Afin d'assurer sa rentabilité, l'entreprise est autorisée dès 1840 à s'ouvrir à l'exportation, qui devient une part importante de son activité. Les clients les plus importantes sont les pays voisins, l'Allemagne ou les Pays-Bas, mais elle réalise également des commandes pour des pays lointains, dont une centaine de pièces d'artillerie pour l'empire du Brésil en 1850.

La production de canons proprement dite s’arrête au début du vingtième siècle, pour être remplacée par celle de pièces et de munitions.

La fonderie cesse d’être un établissement militaire en 1949. Par la suite, les bâtiments seront détruits pour faire place à un athénée.

Complément

Une série de mortiers et canons fabriqués par la fonderie liégeoise ont longtemps entouré la Porte de Hal à Bruxelles. A l'occasion du réaménagement des boulevards, ils ont été déplacés au Cinquantenaire autour du Musée royal de l'armée et de l'histoire militaire. Les dates et inscriptions visibles sur les pièces permettent de situer leurs fabrications et évolutions techniques de 1810 à la fin du XIXe siècle.

 

illustration : Fonderie royale de canons de l'Etat à Liège -  Lithographie extraite de l'album La Belgique industrielle, publié en 1852  par jules Géruzet - Bruxelles

 

Sources et liens externes

Histoires de Liège - « Du prieuré Saint-Léonard à la fonderie de canons » histoire et illustrations :

https://histoiresdeliege.wordpress.com/2016/02/14/du-prieure-saint-leonard-a-la-fonderie-de-canons/

Histoire détaillée de la fonderie sur le site du CLHAM - Centre liégeois d’histoire et d’archéologie militaire :
http://www.clham.org/t-2-fasc-2-fonderie

Numéro d'identification de la fiche : 5885c0d0faaaa7b0

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